Voila bien une
affirmation étonnante qui, si elle est est vérifiée, nous conforte dans notre argumentation montrant que le projet LGV Poitiers-Limoges est particulièrement absurde, non écologique et
certainement pas populaire.
Cliquer ICI pour accéder à la démonstration (site Air de nos Campagnes).
Au Pays Basque, les LGV n'ont pas la cote, comme vous avez pu le constater avec la vidéo que j'ai ramené d'Hendaye ; interviewée par un journaliste de Sud-Ouest, Bruno Dive, Michèle
Alliot-Marie répond à la question : "La LGV suscite un débat passionné, surtout au Pays basque. Vous êtes toujours hostile à une ligne nouvelle ?"
"Qu'on me comprenne bien : je ne suis pas hostile à la liaison à grande vitesse, mais je veux qu'on tienne compte de notre environnement. J'ai mis les pieds dans le plat quand j'ai eu l'impression que, pour des raisons financières ou techniques, on ignorait ces questions. Aménager la ligne actuelle permet de faire passer les trains à grande vitesse, qui se substitueront en partie aux trains actuels. Sur les lignes les plus denses, de Paris à Lille ou Lyon, il y en a 25 par jour. Alors, sur Paris-Madrid, où les voitures ne sont déjà jamais pleines ...
Si, plus tard, une deuxième ligne devenait nécessaire, les propositions aujourd'hui mises sur la table prennent un peu mieux en compte l'environnement. Je m'en
réjouis, même si cela ne me satisfait pas totalement. Je resterai vigilante. C'est lorsque interviendra la décision que l'on pourra juger et, éventuellement, former des recours
juridiques."
Du côté du Cher, on se bat aussi pour l'aménagment la ligne existante POLT et, par conséquent, contre le projet LGV Poitiers-Limoges qui signerait la segmentation de la ligne prestigieuse (du
Capitole) en tronçons TER. Cliquer ICI pour lire l'article de "Brive
mag". Il est bon de rappeler que sur cette ligne, le Capitol a battu des reccords de vitesse et mettait Limoges à 2 heures 30 de Paris ... dans les
années 60 ! Aujourd'hui, comme RFF est incapable d'entretenir les lignes existantes, il faut près de 3 heures.
L'amélioration des lignes existantes doit être étudiée avant de créer de nouvelles lignes, c'est clairement écrit dans l'article 1 de la loi du Grenelle de
l'environnement, mais RFF et des élus de tous bords qui le soutienne, s'estiment au dessus de la loi : nous devons les obliger à la respecter, comme ils
doivent aussi respecter la convention d'AARHUS (cliquer pour y accéder), qui date de 1998, et qui oblige les décideurs à associer les populations, concernées
par un projet, à la prise de décisions.
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